Ramonage : une ou deux fois par an ?

En bref

  • Une fois par an est la base pour un poêle à bois, un poêle à pellets ou une cheminée : c’est la preuve de ramonage annuel que l’assureur peut réclamer après un sinistre
  • Deux fois par an quand le feu tourne beaucoup : un second passage en cours de saison de chauffe
  • Le contrôle annuel écrit dans la réglementation wallonne vise les chaudières à combustible solide du chauffage central, pas un poêle qui chauffe sa pièce
  • Le meilleur moment : avant la reprise du chauffage, au printemps ou en été

Le ramonage retire des parois du conduit les suies et les goudrons que chaque flambée y dépose. Un conduit bien suivi tire mieux, brûle mieux et limite le risque d’incendie. Cette page explique quel rythme retenir selon votre usage, ce que la réglementation impose réellement et ce que votre assurance attend de vous.

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Ce que la règle impose, et ce qu’elle laisse ouvert

Deux textes reviennent quand on cherche une fréquence, et ils ne disent pas la même chose. Le premier est réglementaire et vise un type d’installation précis. Le second est une recommandation des organismes wallons, que l’assurance transforme en exigence dans les faits. Le tableau les met côte à côte.

SituationRythmeCe qui l’établit
Chaudière à bois ou à pellets du chauffage centralContrôle périodique chaque annéeArrêté du Gouvernement wallon du 29 janvier 2009, art. 13
Poêle, insert ou cheminée qui chauffe sa pièceRamonage au moins une fois par anRecommandation wallonne, preuve annuelle demandée par l’assureur
Usage fréquent de l’appareilDeux ramonages par anRecommandation de Valbiom, l’organisme wallon de la biomasse

L’arrêté de 2009 définit l’installation de chauffage central comme un générateur de chaleur dont la chaleur est distribuée par un réseau de conduites vers plusieurs parties du bâtiment, ou transmise à un ballon d’eau chaude sanitaire. Un poêle qui chauffe la pièce où il se trouve ne répond pas à cette définition, et la fréquence annuelle du texte ne lui est donc pas écrite noir sur blanc. Certaines communes fixent leur propre rythme dans leur règlement de police : un coup d’œil sur le site de votre commune lève le doute.

Dans les faits, la question se règle avec l’assurance habitation. Après un incendie, l’assureur peut demander la preuve d’un ramonage annuel, et le contrat peut préciser sa propre exigence. Relisez la clause qui parle du ramonage, elle prime sur toute règle de pouce. Notre guide sur l’attestation de ramonage explique quoi conserver, et celui sur le ramonage obligatoire en Wallonie détaille le cadre légal.

Faut-il ramoner une ou deux fois par an ?

Faites ramoner au moins une fois par an un poêle à bois, un poêle à pellets, un insert ou une cheminée : c’est la preuve que l’assureur demande après un sinistre. Passez à deux ramonages par an si le feu brûle presque chaque jour, le second au milieu de la saison de chauffe, comme le recommande Valbiom.

Le rythme dépend de la vitesse à laquelle le conduit s’encrasse. Cette section explique ce qui l’accélère, puis à quoi on reconnaît qu’un passage ne peut plus attendre.

Ce qui encrasse plus vite

Les suies et les goudrons s’accumulent sur la paroi du conduit à chaque flambée. Plus ils s’épaississent, plus le tirage faiblit, et un dépôt épais peut s’enflammer : c’est le feu de cheminée. Un feu allumé tous les jours de l’automne au printemps dépose donc davantage qu’un feu d’appoint du week-end.

La qualité du combustible joue dans le même sens. Un bois encore humide brûle mal, fume et dépose plus de résidus dans le conduit : vérifier que son bois est sec fait partie de l’entretien du conduit. Un poêle à pellets encrasse un peu moins le conduit qu’un poêle à bûches, mais Valbiom rappelle qu’il faut aussi entretenir l’appareil lui-même, en plus du ramonage : notre guide de l’entretien d’un poêle à pellets détaille ce second volet.

Un conduit qui sert peu n’est pas pour autant à l’abri. Feuilles, tiges, insectes et nids d’oiseaux peuvent l’obstruer, et le ramonage les retire aussi.

Les signes qui demandent un passage avant la date prévue

Un conduit qui s’encrasse prévient avant de devenir dangereux. Ces signes justifient de ne pas attendre la prochaine échéance :

  • Le tirage devient paresseux : le feu démarre mal ou la flamme s’affaisse
  • De la fumée refoule dans la pièce à l’ouverture de la porte
  • La vitre noircit vite, alors que le bois est sec
  • Une odeur de suie persiste dans la pièce, même feu éteint

Une fumée qui entre dans la pièce ne se règle pas avec une date de rendez-vous : éteignez le feu, aérez et appelez un professionnel.

Quand faire ramoner

Le conduit doit être propre avant de rallumer le poêle. Le printemps et l’été conviennent le mieux : les ramoneurs ont alors des créneaux libres, certains accordent des réductions en période creuse, et le calendrier de l’automne, saturé au moment des premiers froids, ne vous prend pas de court.

Le second passage des gros utilisateurs se place en cours de saison de chauffe, au milieu de l’hiver. Il vaut la peine dès que le feu brûle presque chaque jour.

Garder la preuve du passage

Le ramoneur remet une preuve de son intervention. Sur ce point, le SPW Énergie précise que la facture fait office de certificat de ramonage pour le client. Rangez-la avec les papiers de l’assurance : c’est elle que l’assureur demande après un sinistre.

Le SPW Énergie indique aussi que le ramonage doit être confié à une entreprise qualifiée. Un ramonage fait maison ne laisse aucune facture à présenter à l’assureur, et le prix d’un passage, qui varie selon l’accès au conduit et la configuration de l’appareil, se compare mieux sur devis que sur une moyenne : les grandes lignes sont dans notre guide du ramonage d’un poêle à bois et celui du ramonage d’un poêle à pellets.

Questions fréquentes

Le ramonage annuel est-il obligatoire pour un poêle ?

Le contrôle périodique annuel de l’arrêté wallon de 2009 concerne les chaudières à combustible solide du chauffage central. Pour un poêle qui chauffe sa pièce, le rythme annuel vient de la recommandation wallonne et de l’exigence de l’assureur, et parfois du règlement de police de la commune.

Un poêle à pellets se ramone-t-il aussi chaque année ?

Oui. Le conduit d’évacuation se ramone comme celui d’un poêle à bois, et l’appareil demande en plus son propre entretien : nettoyage en profondeur du ventilateur et de l’échangeur, contrôle de la bougie et de la vis d’alimentation.

Peut-on ramoner soi-même ?

Le SPW Énergie recommande une entreprise qualifiée. Elle sait aussi évacuer les suies et goudrons, des déchets toxiques, et elle fournit la preuve que l’assurance réclame.

Faut-il ramoner un conduit peu utilisé ?

Oui, le passage annuel garde son intérêt : un nid, des feuilles ou d’autres débris peuvent obstruer un conduit qui n’a servi que quelques fois.

Mon contrat d’assurance impose un rythme différent : lequel suivre ?

Celui du contrat. Il fixe ce que l’assureur exigera après un sinistre, et il peut dépasser la recommandation wallonne.

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Vous avez besoin de

Sources : Arrêté du Gouvernement wallon du 29 janvier 2009 (art. 2 et 13), Wallex · SPW Énergie, Les cheminées, un élément déterminant · Valbiom, Faire ramoner ma cheminée : une opération indispensable (octobre 2019) — vérifié en septembre 2026.